La devise olympique « Citius, Altius, Fortius » (« plus vite, plus haut, plus fort ») puise ses racines dans l’Antiquité, où les premiers Jeux se tenaient à Olympie dès 776 av. J.-C., organisés tous les quatre ans, avant d’être interdits en 292, puis relancés à la fin du XIXe siècle par le baron Pierre de Coubertin, qui inaugura les Jeux modernes en 1896 à Athènes avec 240 participants masculins de 14 pays. Rapidement, le mouvement s’étendit à de nouveaux pays, disciplines et aux femmes, intégrant des valeurs éducatives et philosophiques, ainsi que des symboles et cérémonies olympiques (défilé des nations, hymne, drapeau, flamme et serment). Depuis, le nombre de concurrents et de disciplines a augmenté régulièrement, contraignant le CIO à limiter les participants à environ 10 500 dans les années 1990 via un système de qualification. Les Jeux de Pékin en 2008, accueillant près de 16 000 journalistes et une équipe polonaise plus nombreuse qu’aux éditions précédentes, reflètent cette croissance et l’ambition chinoise dans le sport, après une médiatisation accrue liée aux événements au Tibet. Les infrastructures, dont le Stade national « Nid d’oiseau », étaient prêtes fin 2007, et la cérémonie d’ouverture, prévue le 8 août 2008 à 20 h 08, symbolise le soin apporté à l’organisation et à la réussite de cet événement planétaire.